admin@lafertealais.org: ce site est libre et indépendant: NON OFFICIEL

Nuit 1

Changement de Régime: 1789

La Ferté-Alais pendant la Révolution de 1789
présenté par Maurice JEULIN.

-Le 1er mars 1789, le Conseil Municipal de La Ferté-Alais se réunit sous la présidence de M. Toussaint, Mathurin Rousseau, syndic de la ville, aux fins de procéder à l’élaboration du Cahier de Remontrances et Doléances, et à la désignation de deux députés, conformément aux instructions des lettres et des règlements de Sa Majesté Louis XVI en date du 24 janvier 1789, et de la sentence de M. le Bailli d’Étampes du 13 février dernier ordonnant que le dit Cahier de Doléances devra être présenté à l’Assemblée Générale et étampoise qui aura lieu le 9 mars 1789 par les députés qui seront désignés.

-Après lecture de dites lettres, règlements et sentences faite par le greffier-secrétaire, M. Pierre, Philippe de Château Rouge demande la parole pour exposer le projet de Cahier de Doléances en 25 articles dont il est rédacteur. Mais après discussion plusieurs articles n’ont pas été retenus, car certaines expressions étaient jugées trop claires et trop précises ; en conséquence, nous rédigeons en faveur du citoyen et des gentilshommes n’ayant été admises, comme s’apparait des différences qu’il s’agissait justement de faire disparaître.

-Après en avoir délibéré, le Conseil donne son accord sur un Cahier de Doléances et de Remontrances en 21 points, et nomme comme députés :
M. Pierre, Philippe de Château Rouge et Toussaint, Mathurin Rousseau.
Et ainsi signé ceux qui le savent : MM. Rousseau, syndic, Joseph Bastien, Légerand de Château Rouge, Jean-Baptiste Chevalier, Charles Boigon, Gabriel Branche, André Tatout, sieur Trove Morange, sieur Gallu, François Proust, Dubignon des Gravelles, François Robert, notaire ; Louis Renault, Pierre Guyon, François Lemonand, Nicolas Fauvel, Julien Dupont, Couchard, Charles Beauvais, Michel Clerc, Nicolas Barras, Gallu, Herbron, Benoist, Reille, Vanault, Davri et Guérin fils.

LA FERTÉ-ALAIS DÉSIGNÉE COMME CANTON:
C’est le jeudi 18 mars que La Ferté-Alais est désignée comme Canton du district d’Étampes, ayant dans son ressort les communes de Baulne, Bouray, Itteville, Boutigny, Mondeville, Videlles, La Ferté-Alais, Cerny, Guigneville, D’Huison, Orveau ; et suite on y a ajouté Fontenay-Château, Auvers-Saint-Georges, Janville et Vayres.

Mais une lettre datée du 25 mars, déclare que Boissy-le-Cutté faisait également partie de La Ferté, et qu’il avait été oublié, parce qu’il avait été regardé comme un hameau de Cerny.

POPULATION DU CANTON DE LA FERTÉ-ALAIS EN 1790:
Catégorie Nombre d’habitants
Population du Canton 4 625 hab.
Individus qui ne paient pas la taxe 643 hab.
Ceux qui ne paient qu’une ou deux journées de taille 121 hab.
Vieillards hors d’état de travailler 49 hab.
Enfants de pauvres au-dessous de 14 ans 121 hab.
Individus qui ont besoin d’assistance 316 hab.
Mendiants 147 hab.

RÉTRIBUTION DU MAÎTRE D’ÉCOLE (20 AVRIL 1790):
Le mardi 20 avril 1790, en l’Assemblée Générale de la commune, la rétribution du maître d’école pour l’éducation des enfants a été fixée de la manière suivante :
-Pour le mois de chaque enfant qui commence son éducation par la Croix de Jésus et le latin : 8 sols.
-Pour le mois de chaque enfant qui lira le français et le latin : 10 sols ;
-Pour le mois de chaque enfant qui lira le latin, le français, l’écriture et l’arithmétique : 15 sols.

Par la même délibération, il a été décidé que le sieur Louis-Auguste Brillet, maître des petites écoles, emploierait tout son temps à l’éducation des enfants ; il sera chargé de les conduire par le chant au service divin, auquel service il conduira les enfants jusqu’à ce qu’ils soient en âge d’y être conduits seuls ; il assistera le sieur curé dans les cérémonies religieuses, dans lesquelles sont entendus le chant des Obits et des morts, des sacrements, des processions ; enfin, il tiendra le soir le catéchisme, qu’il apprendra le lendemain suivant au catéchisme, ainsi qu’il aura congru par semaine, lequel sera le jeudi après-midi.

AIDE AUX INDIGENTS:
Malgré les temps fort difficiles pour tous, les indigents n’attendaient pas de secours, tant dans la mesure de ses faibles ressources, la commune venait au secours des plus faibles.
Par testament le citoyen Bourgeois avait fait don à la Ville de La Ferté pour être distribués aux indigents ‘pour un total de 100 Livres’ [suivent les noms des bénéficiaires et les sommes en détail.]

AUTRE AIDE AUX INDIGENTS:
Considérant que la rigueur actuelle de la saison réclame en faveur des citoyens nécessiteux une distribution de secours, la Commission décide qu’il sera fait une distribution en nature aux femmes et citoyens: [suivent les noms des bénéficiaires et les aides en détail.]

ÉLECTION DU 20 NOVEMBRE 1791: M. FONTAINE EST NOMMÉ MAIRE:
-Le dimanche 20 novembre 1791, une Assemblée est convoquée à l’effet d’élire un Maire et un Adjoint, un Procureur de la commune et trois notables.
M. Adrien Fontaine, laboureur, est nommé Maire par 36 voix ;
M. J.-B. Chevalier, cultivateur, est nommé Adjoint par 34 voix ;
M. Barthélémy Maupoint, maître-perruquier, est nommé Procureur de la commune par 39 voix.

FORMATION DE LA GARDE NATIONALE:
-Le dimanche 11 décembre 1791, les Maires du Canton présentent le tableau suivant :
1° des jeunes gens de 18 à 40 ans qui existent ;
2° ceux des hommes de 40 à 60 ans dans leur commune :

Communes 18 à 40 ans 40 à 60 ans
La Ferté 95 75
[Suive les autres communes du canton….]

Ont été nommés les notables :
M. François Gaillot par 17 voix ;
M. Étienne Poisson par 14 voix ;
M. Étienne Jacques par 13 voix.

Et tous les susnommés ont fait le serment de maintenir de tout leur pouvoir la Constitution du Royaume, et d’être fidèles à la Nation, à la Loi et au Roi.

AUTORITÉS RÉVOLUTIONNAIRES DE LA FERTÉ:
Extrait du P.V. d’une réunion tenue le 9e jour de la 3e décade du 1er mois de l’an II de la République, sous la présidence de Jean-Pierre Courtier, représentant du peuple en mission.

-LISTES DES MEMEBRES DES AUTORITES REVOLUTIONNAIRES REGENERREES:
-CONSEIL DE LA COMMUNE:
Landard, cordier ; Ciret, épicier ; Noël, fripier ; Sauvard, vivant de son revenu ; Rivet, perruquier ; Lorneau, épicier ; Jean-Laurent Guidé ; Delattre, vivant de son revenu ; Jean-François Rivet, vigneron ; Turpin, marchand ; Maupoint, perruquier ; Fosse, boucher ; Simonnard, cordonnier ; Charutier, garde des bois nationaux ; Germain Charbon, père ; Girard, greffier.
Juges de Paix : Louis Aubert, juge ; Poisson, greffier.
Assesseurs du Comité : Morand, vivant de son revenu ; Fauvel, fils ; et Bourgeois, fils.
-COMITÉ DE SURVEILLANCE:
Fontaine, père ; Benoist Grimaud, cultivateur ; Préau, tourneur ; Mayeux, tailleur ; Poisson, maçon ; Marquet ; Lelièvre, citoyen dont Charles Chevalier, père, charron ; Isaac ; père ; Gauthier, charpentier ; Fauvel, fils, commandant de la Garde Nationale.

LA DISETTE DE 1794 À 1796
En 1794, aussitôt la récolte faite, la famine se déclara, les marchés se trouvant sans denrées. En 1795, les cultivateurs cessèrent de rechercher des vivres dans les campagnes, mais pour eux seuls ; et les denrées se trouvant à des sommes inouïes :
Le blé monta de 120 à 150 F le sac, le froment se vendant à l’avenant.
Le prix de la livre de pain était de 6 onces soit 100 grammes pour 15 sols.
Les hommes firent les moissons de 1795 et 1796 à condition d’être payés en grains, celle de 1797 fut encore faite moitié en grains, moitié en argent.

blog indépendant, autonome et non lucratif : non officiel

X
lafertealais.org
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.