

L’intelligence artificielle offre au chercheur historien des outils puissants pour analyser rapidement de vastes corpus de sources, transcrire des archives manuscrites, croiser des données et faire émerger des motifs ou des réseaux invisibles à l’œil humain.
Elle facilite aussi la cartographie, la datation, la reconnaissance d’images et la reconstitution de contextes historiques à partir de données fragmentaires.
Cependant, l’IA ne « comprend » pas l’histoire : elle traite des probabilités et des corrélations sans conscience du sens, des intentions humaines ou des subtilités culturelles.
Ses résultats dépendent fortement de la qualité des données et peuvent reproduire des biais, des erreurs ou des lacunes présentes dans les sources.
Ainsi, l’IA doit être vue comme un outil d’assistance et d’exploration, tandis que l’interprétation critique, la contextualisation et le jugement scientifique restent du ressort de l’historien.

